Séminaire de l’AMP en Israël

Le Samedi 27 février a eu lieu une Journée de travail du Séminaire de l’AMP en Israël dans le Centre de  Musique Felicia Blumenthal à Tel- Aviv, une vraie ouverture musicale à plusieurs voix. Dans une excellente ambiance, nous avons eu un débat très intéressant et productif.

Cette Journée a été le point de capiton de l’activité préparatoire au prochain Congrès au sein du GIEP, société de la NLS, à la suite de deux petites soirées et de la publication en hébreu d’un recueil de termes de Scilicet et d’autres textes.

Huit travaux ont été présentés par quatre panels, chacun d’eux avec son propre animateur: Ernesto Piechotka, Shlomo Lieber, Diana Bergovoy et Omri Bichovski. Cette structure a donné lieu à un débat dynamique sous la présidence de chaque panel.

En premier lieu l’intervention de Susy Piechotka, une introduction générale sur le thème des semblants et du sinthome,  a mis en valeur la relation existant entre ces derniers et la paire savoir-jouissance.

Ensuite, Revital Bakshy a fait valoir le lieu du savoir en tant que semblant à partir d’un rêve  et autour de la question du plagiat tel que J.Lacan le présente dans le cas « des cervelles fraiches ».

Le deuxième panel s’est focalisé sur deux points. Samuel Nemirovsky, en s’appuyant sur la deuxième question posée à Lacan dans « Radiophonie », a conclu que la relation signifiant-signe est égale à celle du semblant-sinthome. Ainsi il a mis en relief la face de semblant de toute structure. D’autre part, à travers le récit de Susana Huler et de sa petite vignette, c’est la différence entre symptôme et sinthome qui a été accentuée. Cette différence met en valeur la transformation d’un objet construit dans l’enfance, dans la solitude, pour calmer l’angoisse, en instrument pour soutenir des relations sociales avec un public.

La question de la « suture » du sujet était un axe commun dans le troisième panel. Elle s’est manifestée d’une part par la voie d’une deuxième vignette clinique présentée par Perla Miglin, d’autre part par  l’analogie exposée par Hadar Porat entre les dits nombres réels en mathématiques et la suture du sujet, et leur relation avec le semblant. La vignette décrit un cas d’urgence reçu dans une institution publique, qui a soulevé la question du concept d’urgence pour ce sujet et la tentative de celui-ci d’établir une supposée suture entre les identifications qui ne le soutiennent plus et son corps frappé par la douleur et la maladie.

Les derniers points exposés dans le débat portaient tout naturellement sur la fin de l’analyse et la responsabilité sur le savoir faire. Ahinoam Mezer-Gur a souligné l’identification avec le symptôme de la fin de l’analyse ainsi que le mouvement qui s’y produit du croire au symptôme, au savoir y faire, ou à l’écrire.  L’intervention de Marco Mauas portait sur la citation de Lacan: « On n’est responsable que dans la mesure de son savoir faire » [Le Sinthome, page 61]. Il a mis en valeur le lieu du « y » dans le savoir « y » faire avec le symptôme afin de le relier à la question de la responsabilité. D’après Lacan le savoir y faire va au-delà de la responsabilité.

Les textes présentés pendant cette Journée ont exposé de multiples questions, dont on traitera lors de la Grande Conversation finale en Avril à Paris  avec l’ensemble de l’AMP.

Claudia Iddan, au nom de la Commission organisatrice: Nehama Guesser, Gabriel Dahan, Dafna Amit-Selbst et Yotvat Elberbaum.

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