Bibliographie raisonnée
par Marie-Hélène Blancard

8- Que veut une femme? Annick Delaleu
Annick Delaleu choisit d’aborder le binaire “Semblants et sinthome” par une relecture du Séminaire III de Lacan, afin de souligner que ce qui est exclu de toute symbolisation ne concerne pas seulement le sujet psychotique, mais tout particulièrement le sujet féminin, dans la mesure où le signifiant de La femme n’existe pas dans l’inconscient. M.-H. B.
7- L’heure de la vérité, Gustavo Freda
Gustavo Freda a choisi de commenter une référence essentielle du Séminaire XVIII. C’est à la page 35 que Lacan souligne le paradoxe suivant : au regard de la jouissance sexuelle, la femme est le support de ce qu’il y a de semblant dans l’impossible rapport, et pourtant nul autre qu’elle « ne sait mieux ce qui de la jouissance et du semblant est disjonctif ». M.-H. B.
6- L’exil et le savoir du névros, Chantal Bonneau
À partir du Séminaire XVIII, Chantal Bonneau articule symptôme, vérité et savoir pour faire valoir ce point-limite où le non-rapport sexuel vient mettre en échec tous les discours qui s’ordonnent à partir du semblant. Cela donne l’idée qu’à l’origine de tout discours il y aurait « un discours qui ne serait pas du semblant ». La place qu’y occupe le plus-de-jouir fait du discours de l’analyste celui où le réel du non-rapport vient subvertir la catégorie du semblant, et éclairer d’un jour nouveau l’articulation de la vérité au savoir. M.-H. B.
5- Du savoir à la lathouse, Armand Zaloszyc
À partir de deux références extraites du Séminaire D’un Autre à l’autre, Armand Zaloszyc interroge avec Lacan la fonction de la hâte en logique, opposant ainsi « le temps qu’il faut » à « la satisfaction rapidement obtenue ». Par la mise en tension de deux définitions contradictoires du réel, il fait porter sa question sur le désir de savoir, afin de souligner « la difficulté que comporte d’opposer et de conjoindre semblant etsinthome« . Ne pas oublier « la part d’opacité » que la hâte tient de son réel, ainsi que les « pièges mentaux » dans lesquels elle peut précipiter.M.-H. B.
4- Le symptôme mis à nu par ses semblants, Dalila Arpin
Dalila Arpin choisit une citation du Séminaire Encore pour interroger les rapports entre vérité, semblant et jouissance. Elle souligne ici la fonction de l’objet (a) comme semblant opératoire qui permet de toucher au réel par son « bord de semblant ». Même si la jouissance est incurable, il s’agit de faire émerger la varité du sujet pour qu’il cesse de faire exister le rapport sexuel, et en vienne à « s’inventer unsinthome« . M.-H. B.
3- Une physique lacanienne des semblants, Catherine Meut
Par sa lecture du Cours de J.-A. Miller « De la nature des semblants », Catherine Meut met l’accent sur les raisons qui ont amené Lacan à introduire dans la psychanalyse le semblant comme catégorie opposée au réel, tout en soulignant qu’il en conditionne l’accès. Ainsi l’objet (a), une fois déplacé du réel à l’être, rompt avec la philosophie et se détache comme ce semblant privilégié qui, par un bord, touche au réel du sinthome. M.-H. B.
2- Le semblant comme catégorie opératoire, Victoria Horne Reinoso
Victoria Horne Reinoso prend, elle aussi, pour référence le Cours de Jacques-Alain Miller, « De la nature des semblants », afin de souligner que la catégorie de semblant indique la place de ce qu’il n’y a pas. Ainsi le ternaire père – phallus – objet (a), qui appartient à la logique oedipienne, par opposition à la jouissance pulsionnelle qui, elle, ignore le manque. D’être l’indice du réel en jeu, le semblant apparaît, par excellence, comme « l’instrument de l’analyste dans la cure ». MHB
1- Ontologie, ontique, objet a, Pierre-Gilles Gueguen
Pierre-Gilles Gueguen, qui a tenu, cette année, à l’ECF, un séminaire sur le Cours de Jacques-Alain Miller, « De la nature des semblants » (1991-92), ouvre cette nouvelle série destinée à préparer le Congrès de l’AMP, qui aura lieu, l’an prochain, à Paris, sur le thème « Semblants et sinthome ». Dans le droit fil du Cours de J.-A. Miller, il nous propose, ici, un parcours à l’intérieur de ce labyrinthe que serait l’enseignement de Lacan, si l’orientation lacanienne ne nous y servait pas de boussole. Marie-Hélène Blancard

La rubrique « Bibliographie raisonnée » est animée par Marie Hélène Blancard (ECF), membre du Comité d’Action de l’École Une. Cette rubrique sera en ligne jusqu’à la fin du Congrès de l’AMP-2010.
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