Bibliographie du thème du Congrès
Catherine Bonningue
Pour cerner ce thème dans L’orientation lacanienne de Jacques-Alain Miller, nous vous proposons un voyage dans le temps, à rebours.Le thème Semblants et sinthomes est introduit le 24 avril 2008 à Buenos-Aires. (La Cause freudienne n° 69) Il le reprendra dans son cours daté du 14 mai 2008 de Tout le monde est fou.

Il est travaillé dans son cours Choses de finesse en psychanalyse (2008-09). Les 3, 10 et 17 décembre 2008, 14 et 21 janvier, 11 février, 4, 11 mars 2009, le concept du sinthome est largement précisé, refondé, notamment dans sa notion de singularité, et aussi dans une nouvelle acception de la fin de l’analyse, après une brève note le 12 novembre 2008. Le 3 décembre 2008, il distingue psychanalyse et psychothérapie, quant aux semblants. Le 10 décembre 2008, il aborde la question : les structures cliniques (en lien avec le concept de discours) sont-elles du semblant ou du réel ? Le 17 décembre 2008, celle de : l’analyste, semblant ou réel ? Le 14 janvier 2009, il traite de : fiction et semblant. Le 21 janvier 2009, il revient sur un thème traité jadis : psychanalyse et vacillation des semblants. Le 4 mars 2009, il revient sur le semblant, avec Feydeau, Voltaire.

Dans Tout le monde est fou, avant Buenos-Aires (avril 2008), le 30 janvier 2008, il avait abordé le point du « réel propre à l’inconscient » appelé par Lacan à la fin de son enseignement en lien avec celui du « discours qui ne serait pas du semblant ». Le 13 février 2008, toujours dans le dernier enseignement de Lacan, c’était la matérialité propre à l’inconscient du symptôme. Le 12 mars 2008, il donnait une nouvelle définition du symptôme comme événement de corps, précisé par lui jadis, ici événement de jouissance. Le 19 mars 2008, il parlait de la jouissance hors-sens du sinthome. Le 26 mars 2008, il évoquait la satisfaction du sinthome. Le 14 mai 2008, il prolongeait et enrichissait son exposé de Buenos-Aires. Le 4 juin 2008, il traitait de la vérité comme semblant, varité. Le 11 juin 2008, il touchait au point du symptôme comme monde à soi.

Dans Le tout dernier Lacan, « L’inconscient est réel » (Quarto n° 88/89) il a abordé la question du réel comme réponse symptomatique. Dans « L’esp d’un laps » (Quarto n° 90), il a parlé de la semblantisation de la vérité, varité, ainsi que l’articulation signifiante en tant que semblant, puis le thème : le semblant et la passe. Il y a évoqué aussi le chapitre IX du Sinthome qu’il commentera plus tard dans l’année, sur le réel comme sinthome de Lacan. Dans « L’esp d’une hallucination » (Quarto n° 90), il a introduit à la lecture du chapitre « De l’inconscient au réel » du Sinthome, qu’il fera de façon plus précise dans « De l’inconscient au réel : une interprétation ».(Quarto n° 91) Dans « La passe bis » (La Cause freudienne n° 66), il a abordé la question de la fin de l’analyse comme satisfaction : savoir y faire avec son symptôme. Dans « L’envers de Lacan » (La Cause freudienne n° 67), il a précisé le concept du sens dans Le sinthome, renvoyant à L’éthique de la psychanalyse (on se reportera aussi à « De la nature des semblants »), abordant la question du réel et du vrai quant aux semblants, et par les trois catégories de l’imaginaire, du symbolique et du réel. Dans « S’il y a la psychanalyse, alors… » (La petite Girafe n° 25), il a effleuré la notion de l’escroquerie se rapportant à la psychanalyse. Le 14 mars 2007, il a précisé, une fois de plus, la distinction symptôme/sinthome, et l’opposition du sinthome à l’inconscient. Référence prise à Joyce désabonné de l’inconscient, incarnation du sinthome. Puis il a traité de l’identification au sinthome. Cette leçon fonde véritablement le concept nouveau du sinthome. Le 21 mars 2007, il a abordé la psychanalyse, selon le tout dernier enseignement de Lacan, en tant qu’elle fait vaciller le semblant psychanalytique, le semblant commençant au sens, opposé au réel. Puis, retour sur la psychanalyse comme escroquerie. Comment disjoindre sens et semblant, la question a été posée par Lacan. Les trois catégories du symbolique, de l’imaginaire et du réel sont réarticulées, pour attraper notamment le mensonge, l’objet a, l’angoisse… Il poursuit sur la redéfinition du sinthome. Le 28 mars 2007, la pratique psychanalytique a été abordée à partir du semblant, puis la notion de trou — qui pourrait refonder le sens du désir — et du sinthome comme à différencier du réel. Poursuite sur les trois catégories, et place de la poésie, à laquelle il a déjà été fait allusion précédemment. Le 2 mai 2007, il a annoncé, après Lacan, qu’il n’y a pas de libération du sinthome, proposition qui peut être problématique, à préciser, puis effleuré le thème de l’amour et du semblant. Le 23 mai 2007, il a abordé la question du sens, du réel et du symptôme. Le 30 mai 2007, il est revenu sur les semblants, en lien avec les « visuels » de Lacan, jusqu’au tore.

L’année de OL III, 8, dans « Illuminations profanes » (Quarto n° 62), il a repris une articulation symptôme/sinthome, à la suite de son intervention aux Journées de l’Ecole de la Cause freudienne, répercutant cette distinction sur une série de concepts. Attaquant « Une lecture du Séminaire D’un Autre à l’autre de Jacques Lacan », dans « Un schème porteur » (La Cause freudienne n° 64), il a effleuré le symptôme hystérique comme événement de corps dans le cas d’Anna O. Dans « Une ronde structurale » (La Cause freudienne n° 64), il a évoqué l’objet a comme semblant (Encore). Dans « Un réel absolu » (La Cause freudienne n° 65), il a signalé l’ébauche de ce qui deviendra le partenaire-symptôme. Dans « Du mythe au logique » (La Cause freudienne n° 65), il a précisé que le fondement du semblant lacanien est dans L’éthique.

Dans Pièces détachées, on se reportera à la partie consacrée au Sinthome : « Présentation du Sinthome » (La Cause freudienne n° 60), « Résonances » (La Cause freudienne n° 60), « Le ratage, sexuel » (La Cause freudienne n° 61), « Un trou dans le réel » (La Cause freudienne n° 61), « Nomination » (La Cause freudienne n° 61), « Lituraterre inconnue » (La Cause freudienne n° 62), « De petit a ausinthome » (La Cause freudienne n° 62), « La lettre voilée » (La Cause freudienne n° 62). Le 23 mars 2005, il est revenu sur ce qu’il a développé dans « De la nature des semblants », et poursuivi sur le réel et le semblant le 13 avril 2005.

L’année de OL III, 6, dans « L’ère de l’homme sans qualités » (La Cause freudienne n° 57), il a abordé le sinthome et aussi la catégorie du semblant. Dans « Introduction au Séminaire de L’angoisse », « Plaque tournante » « Une ligne de cassure » « Un fil d’Ariane » (La Cause freudienne n° 59), brèves allusions à la catégorie du semblant.

Dans « Un effort de poésie », « Psychanalyse et société (Quarto n° 85), brève allusion à la notion de semblant.

L’année de OL III, 4, le 28 novembre 2001, il a évoqué le symptôme dans le dernier enseignement de Lacan. Le 15 mai 2002, il a repris encore la notion de sinthome, l’opposant au symptôme classique. Et de nouveau dans « Intuitions milanaises » (Mental n° 11, 12).

Dans « Le lieu et le lien », il a abordé la consistance du symptôme et son statut de réel dans « Le clivage psychanalyse/psychothérapie » (Mental n° 9). Le 13 décembre 2000, il a traité du semblant, renvoyant notamment au Séminaire XVII de Lacan. Le monde est déserté par le réel et peuplé de semblants. Dans « Psychanalyse pure, psychanalyse appliquée à la thérapeutique & psychothérapie » (La Cause freudienne n° 48), il est revenu sur le semblant, produit par la psychanalyse, puis a repris la question du symptôme (ou sinthome) dans une psychanalyse qui serait hors-sens, la barrière entre symptôme et fantasme étant alors effacée. Renvoi à « Du symptôme au fantasme, et retour ». Il a traité aussi rapidement de la femme-symptôme. Dans « Le réel est sans loi » (La Cause freudienne n° 49), il a abordé la question du dupe et du non-dupe au regard du semblant et de l’objet aqui ne serait qu’un semblant. Le 28 février 2001, il a évoqué fugitivement le rapport de Freud aux semblants et la fonction du nœud chez Lacan comme étant son partenaire-symptôme. Le 7 mars 2001, il a effleuré le thème de la vacillation des semblants dans la psychanalyse et la question du symptôme comme singulier au sujet et non seulement particulier. Le 21 mars 2001, il a défini le sinthome comme anti-fonctionnement et commenté « Je suis là où ça jouit », identifiant le Je au symptôme qui jouit. Le 28 mars 2001, il a poursuivi dans sa définition du sinthome, en lien avec la défense et le signifiant qui produit aussi de la jouissance, allant ver un symptôme mode-de-jouir. Le 2 mai 2001, il a poursuivi sur la jouissance du symptôme et sur le concept du sinthome qui va plus loin que l’inconscient. Dans « L’ex-sistence » (La Cause freudienne n° 50), il a abordé la notion d’ex-sistence qui fonde le réel et le semblant. Dans « Le dernier enseignement de Lacan » (La Cause freudienne n° 51), il a abordé rapidement l’écriture du sinthome et la structure comme étant de semblant.

Dans « Les us du laps », le 17 novembre 1999, il a abordé le lien entre symptôme jouissance et transfert. Dans « Le coït énigmatisé » (Quarto n° 70), JAM a parlé, à partir de Borges, de cultures et semblant, incluant le coït réduit à un semblant. Le 3 décembre 1999, il a fait une brève référence au symptôme comme ersatz, substitut. Dans « La nouvelle alliance conceptuelle de l’inconscient et du temps chez Lacan » (La Cause freudienne n° 45), il est revenu sur symptôme jouissance et transfert et aborde la question de l’inconscient, le sujet supposé savoir, comme semblant. Le 19 janvier 2000, il a évoqué le semblant nu et traité du semblant quant aux discours. Dans « Théorie du caprice » (Quarto n° 71), il a poursuivi sur semblant et discours. Dans « Quand les semblants vacillent… » (La Cause freudienne n° 47), il a développé le thème semblant et discours. Le 8 mars 2000, il a effleuré le sujet de la séance appareil de semblants.

L’année de OL III, 1, dans « L’éthiquette de la psychanalyse » (Rivages n° 6), il a évoqué le semblant quant au discours de la science et accentue la distinction réel/semblant (sens) et est revenu sur le symptôme, fondamental, mode-de-jouir. Le 18 novembre 1998, il a développé le thème semblant/réel, un semblant qui domine le réel dans le premier enseignement de Lacan, et puis le renversement où le semblant n’est plus dans une domination du réel, y articulant l’inconscient. Dans « Le transfert négatif » (Praxisn° 4), il a poursuivi sur l’antinomie du réel et du semblant, en lien avec la défense, à déranger, ainsi que sur le symptôme comme réel, le sinthome comme conjonction entre signifiant et jouissance. Le 13 janvier 1999, il a poursuivi sur le réel du symptôme. Le 20 janvier 1999, il a noté que Lacan a minoré, au début de son enseignement, la dimension de Befriedigung dans la Bedeutung du symptôme, relevée pourtant par Freud, pour la mettre en évidence à la fin. Le 27 janvier 1999, il a abordé rapidement le Séminaire XVIII, et est revenu sur la Befriedigung du symptôme. Dans « Les six paradigmes de la jouissance » (La Cause freudienne n° 43), il a repris la question du symptôme dans le dernier enseignement de Lacan, sur le thème du savoir-y-faire avec le symptôme. Le 14 avril 1999, il a commenté « Lituraterre », et précisé la distinction lettre/semblant. Dans « Biologie lacanienne et événement de corps » (La Cause freudienne n° 44), il a proposé, à partir de Lacan, la définition de symptôme comme événement de corps, thème largement développé.

Dans « Le partenaire-symptôme », le 19 novembre 1997, il a constaté que le terme de partenaire-symptôme introduit par lui à partir de Lacan a fait florès. Il a mis à l’horizon l’ordre du symptôme, symptôme qu’il aborde dans le dernier enseignement de Lacan. Le symptôme devient sinthome (racine latine). Le symptôme est-il semblant (imaginaire et symbolique) ou réel ? Ou médiation entre semblant et réel ? Puis, c’est à l’usage du symptôme (savoir y faire) qu’il s’est s’intéressé. Le symptôme appareil de suppléance se recommande d’Inhibition, symptôme, angoisse de Freud. Il a fait de ce texte la clef du dernier enseignement de Lacan. Le symptôme n’est alors pas vérité mais jouissance. Penser le symptôme à partir du plus-de-jouir et non de la castration. Il a fondé ensuite le partenaire-symptôme dans Encore. Dans « Qu’est-ce qu’être lacanien ? » (Rivages n° 2), il a fait une brève référence au symptôme dans le dernier enseignement de Lacan comme un nom de l’au-delà de l’inconscient. Le 3 décembre 1997, il a traité longuement du symptôme analytique, puis il commente Inhibition, symptôme, angoisse de Freud, un texte laissé de côté par le premier Lacan. Le symptôme y est inclus dans une problématique de jouissance. Il a fait de ce texte le point de capiton de la seconde topique. Le symptôme y est défini à partir de la satisfaction. Le 10 décembre 1997, il a poursuivi la lecture d’Inhibition, symptôme, angoisse de Freud, relevant à partir de là l’antinomie de l’orientation de la psychanalyse : vers la fiction ou vers le réel. Lacan, quand il aborde son ultime enseignement, se réfère à ce texte, dans une orientation vers le réel, soit vers le symptôme. Le symptôme par Freud dans Inhibition, symptôme, angoisse est conçu comme satisfaisant la pulsion. C’est « l’autre satisfaction » développée par Lacan dansEncore. Le symptôme vient satisfaire à la place de l’objet amoureux qui serait le bon. À partir de là, Lacan posera le symptôme comme une nécessité et non plus comme une contingence. Pas de pulsion sans symptôme. D’où la fatalité du symptôme impose un savoir y faire avec. Le 17 décembre 1997, il a poursuivi sur la définition du symptôme, opposant, dans le dernier enseignement de Lacan, à partir du réel, et non plus du symbolique comme il le fut dans le premier enseignement. Ce qui permet d’opposer au symptôme comme réel, le semblant (imaginaire et symbolique). Cette nouvelle définition du symptôme lui a permis de redéfinir unêtre lacanien. Le Séminaire de Lacan D’un discours qui ne serait pas du semblant se propose de définir une psychanalyse qui ne partirait ni du symbolique, ni de l’imaginaire, mais du réel. La théorie des fictions de Bentham a été examinée, posant que la catégorie de semblant chez Lacan va au-delà de la fiction comme effet de vérité ou effet de signification. Le 7 janvier 1998, il est revenu rapidement sur Bentham. Le 21 janvier 1998, le partenaire a été défini à partir de la jouissance, pour fonder le partenaire-symptôme. Le 28 janvier 1998, il a repris le thème symptôme et autre satisfaction. Il a évoqué la Dame de l’amour courtois comme l’excellence du partenaire-symptôme. Le 4 mars 1998, il a posé une équivalence entre l’Autre lieu de jouissance et le symptôme. Le 11 mars 1998, il a poursuivi ses considérations sur l’Autre et le symptôme. La jouissance du symptôme soutient l’Autre, l’Autre qui dissout la jouissance. Il a tenté justifier le symptôme de l’Autre barré. Dans « Un théorie des couples » (Praxis n° 3), il a rappelé que le partenaire-symptôme est une ponctuation pratiquée sur l’enseignement de Lacan. Il a introduit un nouveau découpage. Dans « Un répartitoire sexuel » (La Cause freudienne n° 40), il a opposé le symptôme et le ravage comme modes-de-jouir propres au masculin et au féminin. Dans « Une nouvelle modalité du symptôme » (Les feuillets du Courtil n° 16), il a défini le sinthome, concept au-delà du fantasme, comme étant l’incidence de jouissance du signifiant sur le corps. En lieu de la pulsion, le symptôme, ou sinthome, selon le dernier enseignement de Lacan, est le concept du rapport de l’inconscient au corps ; il est réel. Le symptôme réel (Lacan) vient à la place de la pulsion mythe (Freud). Mais le sinthome se veut un concept opératoire. Le 27 mai 1998, il a dit qu’il a posé le partenaire-symptôme comme symétrique à parlêtre, ayant vocation à se substituer au couple du sujet barré et de l’Autre. Il a proposé cette formule : entre l’homme et la femme, il y a le symptôme ; et aussi : le symptôme est moyen de jouissance. Il est aussi ce avec quoi on doit vivre ; on doit pouvoir s’en débrouiller. La passe est alors définie comme le symptôme, en tant que mode-de-jouir, mis à nu. Le 17 juin 1998, il nous a divertit sur le thème du semblant, avec Voltaire.

Dans « L’Autre qui n’existe pas et ses comités d’éthique », dans « Introduction » (La Cause freudienne n° 35), il a annoncé l’époque où tout n’est que semblant et proposé de déplacer la psychanalyse dans ce lieu entre réel et semblant. Dans cet empire des semblants qui s’amorce, il s’agit de dégager un réel propre à l’inconscient. Dans « Les pathologies contemporaines de l’identification » (Letterina n° 16), il a abordé l’identification, le Nom-du-Père et le semblant. Le 11 décembre 1996, il a évoqué le statut du symptôme à partir de la castration conçue comme un mode de jouissance. Dans « L’Autre n’existe pas et le symptôme existe » (Letterina Archives n° 5), il a parlé de l’Autre qui a une structure de fiction, et pris l’exemple du sujet supposé savoir ou de La/femme. Il a évoqué aussi les affinités du symptôme et du mensonge ; le symptôme serait un mensonge sur le réel. Le symptôme vient à la place de l’Autre sexe. Lacan n’a-t-il pas fait du symptôme une agrafe. Le 8 janvier 1997, il a rappelé que Lacan a réduit l’objet a à un semblant, un mixte de jouir et de sens (jouis-sens). Le semblant est le sens coupé du réel. Le semblant s’inscrit dans le réel par le symptôme. Il a proposé de s’essayer à ceci : le réel se traque toujours à partir du semblant. Il a pointé que, dansEncore, Lacan tranche le nœud du semblant et du réel, le réel excluant le sens, à l’exception du symptôme. Le 15 janvier 1997, il a commenté : le sens est du semblant ; puis : il y a du réel dans le langage ; ce qui l’exclut de l’ordre du semblant. Le 22 janvier 1997, à partir d’un ouvrage de Searle, il a parlé d’un réel hors semblant. Dans « L’Autre qui n’existe pas et l’expérience de la passe » (La Cause freudienne n° 36), il a évoqué Lacan, dans Encore, qui ne fait de l’objet a qu’un semblant sur le chemin qui va du symbolique au réel. Le symptôme s’insère entre le semblant et le réel. Le 26 février 1997, il a poursuivi sa critique du livre de Searle quant au semblant et au réel. Puis, il a continué sur la catégorie clinique du symptôme située à l’interférence du semblant et du réel. Il a évoqué ce qui ne cesse pas dans le symptôme, son et cætera, et aussi la varité du symptôme posée par Lacan. Le 5 mars 1997, il a dit faire du symptôme le réel que traite l’expérience analytique. Dans « La théorie du partenaire » (Quarto n° 77), il a posé le Nom-du-Père comme un semblant, à la place duquel Lacan a promu le symptôme. Le partenaire du sujet, c’est le symptôme, partenaire-jouissance. Le symptôme va plus loin que l’inconscient, il vient à la place du non-rapport sexuel. Il s’est donné comme objectif de préciser d’une façon générale le concept du symptôme. Il a traité des semblants sociaux et des symptômes individuels. Le réel de l’objet a est distingué du semblant de l’objet a. Le symptôme est un recours pour savoir quoi faire avec l’autre sexe, il réussit à rendre partenaires les parlêtres. Le symptôme rend heureux, comme le fantasme. Le partenaire peut être symptôme ou ravage (illimitation). Il s’agit d’un bon usage du sinthome, de savoir y faire avec, au-delà de la traversée du fantasme. Dans « Une diatribe » (La Cause freudienne n° 37), il a repris le thème du symptôme au-delà du fantasme et celui du symptôme et rapport sexuel. Il a valorisé le respect des semblants pour savoir y faire avec.

Dans « La fuite du sens », le 22 novembre 1995, il a évoqué la réduction de la psychanalyse aux semblants, puis du semblant comme condition de la jouissance. Il a parlé du sinthome comme fantasme ayant absorbé le symptôme. Dans « L’écrit dans la parole » (Les feuillets du Courtil n° 12), il a parlé brièvement de communication de semblant et jouissance. Dans « Le monologue de l’apparole » (La Cause freudienne n° 34), il a évoqué psychose et semblant, appareil et semblant. Le 7 février 1996, il a évoqué signifiant et semblant, et jouissance. Dans « La pulsion est parole » (Quarto n° 60), il a parlé de castration et semblant. Le 21 février 1996, il a posé que l’objet a n’est qu’un semblant. Dans « Nous sommes tous ventriloques » (Filum n° 8/9), il a évoqué Autre et illusion, semblant. Le 27 mars 1996, il a parlé rapidement de mot d’esprit et semblant. Le 3 avril 1996, il a dit rapidement, à partir d’Encore, que l’objet a n’est qu’un semblant. Le 22 mai 1996, il a traité brièvement de Witz et semblant.

Dans « Silet », le 23 novembre 1994, il a cité Lacan dans le Séminaire XI, sur symptôme et satisfaction, et contentement. La vérité ne peut dire que du semblant sur la jouissance. Le 7 décembre 1994, il a fait une brève allusion à symptôme et signifiant et à une nouvelle définition du symptôme à venir chez Lacan. Le 18 janvier 1995, il a abordé rapidement l’objet a comme semblant, à partir de Encore. Le 8 février 1995, il a repris l’objet a comme semblant, puis évoqué le phallus, puis le signifiant, et enfin le discours, dans leur caractère de semblant. Le 31 mai 1995, il a évoque le sujet tache, et semblant.

Dans « Donc », le 1er décembre 1993, il a évoqué rapidement l’autre comme semblant et la fin de l’analyse. Le 16 mars 1994, le fort-da et le semblant puis l’objet a comme semblant. Dans « Le signe de l’amour » (Letterina Archives n° 2), il a parlé du respect des semblants et la castration. Le 4 mai 1994, il a évoqué le mode-de-jouir comme symptôme. Le 22 juin 1994, le Nom-du-Père comme semblant.

Dans « De la nature des semblants », le 20 novembre 1991, il a présenté le semblant et l’a défini comme une catégorie. L’être parlant est condamné au semblant. Cette invention du semblant comme catégorie est une étape sur le chemin du nœud borroméen. Le semblant est opposé au réel. Il a énuméré des semblants : père, mère, phallus. Il a évoqué aussi le semblant sexuel, parle de vérité et semblant. Il a parlé de l’affinité de la femme aux semblants. Dans « Commentaire du Séminaire inexistant » (Quarto n° 87), il a parlé du semblant comme concept opératoire. Il a poursuivi sur être et semblant. Il a développé Nom-du-Père et semblant, l’interprétation comme semblant. Le 18 décembre 1991, il a abordé le thème du semblant et les catégories du symbolique, de l’imaginaire et surtout du réel, puis il revient sur le semblant et le Père. Le 8 janvier 1992, il a traité d’objet a et semblant (Encore), puis de l’analyste et des semblants, et savoir et semblant. Il a posé la question : l’inconscient est-il un semblant de savoir ? Le 15 janvier 1992, il a poursuivi sur le vrai et le semblant. Il a fait une brève référence à Barthes, L’Empire des semblants. Le 22 janvier 1992, il a abordé le semblant et le vrai, l’objet a, et l’être, et le semblant (Encore). Le 29 janvier 1992, il a traité des femmes et des semblants. Il l’a illustré par Zazie. Le 5 février 1992, il a poursuivi sur semblant, réel, jouissance, et objet a. Il a abordé la notion de phanère, de l’ombre. Il a évoqué la comédie des sexes avec le semblant, et le phallus, entre homme et femme. Le 12 février 1992, il a poursuivi sur l’homme et la femme, la femme à postiche, puis le parêtre. Le semblant est un masque. Il évoque l’Homme masqué de Wedekind, La femme, masque du Père. Le 26 février 1992, il est revenu sur Encore et le semblant entre symbolique et réel. Le semblant est un signifiant qui n’est pas entre autres. Il a proposé le semblant comme point de capiton. Puis il est revenu sur semblant et réel. Lacan a défini le semblant comme le Nom, d’où le Père pouvant l’incarner, le phallus comme pièce à l’appui du Père. Il a poursuivi encore sur l’objet a comme semblant. Et le signifiant-maître, la loi oedipienne, comme semblants. On triomphe du semblant dans la passe. Il a abordé le symptôme en fin d’analyse, le sinthome mode fondamental de jouissance de la pulsion. Le 25 mars 1992, il est revenu sur le semblant entre les sexes et sur l’opposition entre semblant et réel. Il a abordé la vérité comme semblant (L’envers de la psychanalyse). Il a abordé le symptôme en lien avec jouissance et vérité, puis le semblant masochiste. Le 1er avril 1992, il a abordé de nouveau semblant et vérité, et cynisme. Il a parlé de l’hystérie et du semblant de jouir. Le 15 avril 1992, il a abordé jouissance et semblant, et imaginaire. Le 20 mai 1992, il a abordé brièvement semblant, phallus et sexualité féminine, et père. Le 27 mai 1992, il est revenu sur semblant et phallus et développe ce thème. Le 3 juin 1992, il a abordé le semblant au regard de la phobie et du fétichisme. Le 17 juin 1992, très brièvement, le phallus simulacre.

Dans « Harangues », le 5 décembre 1990, il a évoqué rapidement le semblant pour le critiquer : l’infâme se satisfait du semblant ; semblant de croire à l’inconscient. Le 13 mars 1991, il a parlé rapidement de semblant et phallus. Le 12 juin 1991, brève allusion au Nom-du-Père comme semblant ou symptôme.

Dans « Le Banquet des analystes », le 4 avril 1990, brève référence à jouissance et symptôme.

Dans « Les divins détails », dans « Une grande fresque » 1er mars 1989, il a évoqué phallus et semblant. Il a posé alors la question qui ouvre au cours de deux années plus tard : le semblant est-ce seulement du signifiant ? Le 3 mai 1989, il a parlé de symptôme et jouissance.

Dans « Cause et consentement », le 9 mars 1988, il a évoqué objet a et semblant, et être.

Dans « Ce qui fait insigne », le 5 novembre 1986, il a annoncé qu’avec l’insigne, le semblant est au programme de l’année. Le 12 novembre 1986, il a posé le S1 comme semblant, un-en-plus de l’Autre. Le 7 janvier 1987, il a évoqué brièvement le maître comme semblant. Le 4 février 1987, il a posé l’analyste comme semblant de l’objet de la pulsion. Le 11 février 1987, il a évoqué semblant, dire, S1. Il est revenu sur son cours « Des réponses du réel » en posant que le réel est du semblant. Il a abordé aussi rapidement passe et semblant. Dans « Le sinthome, un mixte de symptôme et fantasme (La Cause freudienne n° 39), il a traité du sigma (S) du symptôme. Le symptôme est composite : signification et fantasme ou rapport à la jouissance. C’est le sinthome. Il a évoqué la formule de Lacan « Le symptôme est ce qui ne cesse pas de s’écrire ». Il a défini le symptôme comme un mode de jouissance de l’inconscient (Séminaire RSI). Le 18 mars 1987, il a posé que ce qui fait insigne est le symptôme. Il a commenté Encore : objet a et semblant. Lacan a défini tout symptôme comme un mode de traitement du réel par le symbolique. Le 25 mars 1987, il est revenu sur le nœud qu’il a établi entre imago et sinthome et poursuivi sur l’insigne est le symptôme, sur le jouir dans le symptôme, etc. Il a évoqué Joyce. Le 1er avril 1987, il a évoqué l’opacité du symptôme. Il est revenu sur la nouvelle définition du symptôme qu’est le sinthome, sigma, S, puis l’identification au symptôme de fin de l’analyse, qui n’est pas identification signifiante, mais comporte la jouissance. Le symptôme est un mode de jouir du sujet. S1 est symptôme, producteur de jouissance (RSI). Il a renvoyé à ce que dit Lacan de Joyce : le symptôme abolit le symbole. Il a évoqué le symptôme comme fonction mathématique (Lacan). Le 29 avril 1987, il a abordé le sinthome et l’écriture de l’inconscient (« Télévision »), et le symptôme hystérique comme mode-de-jouir de l’inconscient. Le 6 mai 1987, il a parlé de Joyce, puis de l’opération sauvage du symptôme qui transfère l’un de l’inconscient à l’écriture de la lettre. Le 20 mai 1987, il est revenu sur le symptôme qui fait ex-sistence à partir de l’inconscient. Il a poursuivi sur le nouveau statut du symptôme, notamment en lien à lalangue, et encore sur Joyce. Le 3 juin 1987, il a repris symptôme, consistance, et ex-sistence. Citant Lacan : le réel c’est ma réponse symptomatique. Le 10 juin 1987, il est revenu sur la formule fonctionnelle du symptôme. Il a rendu compte du symptôme, symbolique, en tant qu’il a une incidence dans le réel. Il a poursuivi sur sinthome et nœud. Il nous a proposé de passer d’une définition du symptôme, incidence du symbolique dans l’imaginaire, à un sinthome, effet du symbolique dans le réel. Le 17 juin 1987, il a évoqué rapidement Joyce. Le 24 juin 1987, il a posé le symptôme comme une invention. Il a impliqué le corps dans le symptôme. Puis poursuivi sur Joyce.

Dans « Extimité », le 13 novembre 1985, il a abordé rapidement discours et semblant et le thème de la vacillation des semblants. Le 15 janvier 1986, il a évoqué amour et semblants, puis petit a qui n’est qu’un semblant d’être. Le 22 janvier 1986, il est revenu sur petit a comme un semblant d’être (cf.« L’étourdit », le discours analytique). Le 5 février 1986, il a évoqué rapidement la mascarade féminine, mascarade du semblant, puis amour et semblant. Le 26 février 1986, brève référence à amour et semblant. Le 23 avril 1986, il a abordé rapidement objet a et fiction, semblant, et analyste et semblant. Le 7 mai 1986, il a parlé brièvement de signifiant et semblant. Le 28 mai 1986, il est revenu sur objet a et semblant. Le 4 juin 1986, il a évoqué acting out, réel et semblant, puis savoir et semblant, vérité, savoir et semblant : la vérité a structure de fiction ; puis réel et semblant. Il est revenu sur discours et semblant, Autre de l’Autre et semblant, Nom-du-Père et semblant.

Dans 1, 2, 3, 4, le 14 novembre 1984, il a évoqué signifiant et semblant. Le 24 février 1984, brève référence à nominalisme et semblant. Le 3 juillet 1985, il a évoqué psychanalyse, discours et semblants, puis objet a réel et semblant. Le semblant agit, mais n’est pas pour autant du vrai. Puis il a évoqué hystérie et semblant.

Dans « Des réponses du réel », le 9 novembre 1983, il a évoqué brièvement réel et semblant. Le 14 décembre 1983, objet a et semblant. Le 25 janvier 1984, Barthes et L’Empire des semblants, puis le thème analyste et semblant, puis mascarade et semblant. Le 1er février 1984, il a parlé rapidement d’analyste, être et semblant. Le 8 février 1984, d’Autre symbolique et Autre semblant. Le 29 février 1984, il est revenu sur analyste, objet, et semblant. Dans « Lecture critique des Complexes familiaux » (La Cause freudienne n° 60), il a évoqué rapidement artifice et semblant. Le 21 mars 1984, il a fait allusion à Joyce. Le 28 mars 1984, il a évoqué lettre, signifiant et semblant, et renvoyé au « Séminaire sur La Lettre volée » pour les semblants de la stratégie signifiante. Le 25 avril 1984, il a parlé de vérité et semblant, puis hystérie, vérité et semblant. Le 6 juin 1984, il a évoqué éthique et semblant, puis artifice et semblant, et encore analyste, objet a et semblant. Le 29 juin 1984, il est revenu sur analyste, objet a et semblant.

Dans « Du symptôme au fantasme, et retour », le 10 novembre 1982, il a parlé d’hystérie et semblants. Le 12 janvier 1983, brève référence au phallus comme semblant. Le 26 janvier 1983, il a évoqué le semblant comme la face imaginaire du signifiant. Le 2 février 1983, il est revenu sur analyste et semblant. Le 23 février 1983, il a évoqué rapidement signifiant-maître et semblant. Le 16 mars 1983, double et semblant. Le 23 mars 1983, le psychanalyste qui donne semblant au réel. Le 20 avril 1983, le semblant dans le discours. Le 11 mai 1983, brève référence au phallus comme semblant. Le 25 mai 1983, il a abordé sens et semblant dans le cas du petit Robert. Le 8 juin 1983, dé-sens (Lacan) et semblant. Il a qualifié le semblant d’imaginaire et symbolique.

Dans « Scansions dans l’enseignement de Lacan », le 25 novembre 1981, il a évoqué rapidement le respect des semblants. Le 20 janvier 1982, le phallus comme semblant. Le 3 mars 1982, signifiant, jouissance et semblant. Le 17 mars 1982, hystérie, phallus et semblant. Le 24 mars 1982, il a traité de satire et semblant, puis parlêtre, discours et semblant, signifiant-maître. Il a poursuivi sur Barthes et les semblants. Il a posé le semblant, non comme imaginaire, mais du signifiant non référentiel. Il a parlé du semblant dans le discours du maître. Il a évoqué Valéry, Montesquieu. Il a posé en quoi la psychanalyse procède du semblant. Elle dénude l’enjeu de réel que comporte le semblant. Puis il a abordé le thème des femmes et le semblant, et le phallus. Le 28 avril 1982, il a évoqué rapidement de cause du désir, vérité et semblant. Le 12 mai 1982, il a évoqué rapidement métaphore paternelle, jouissance de l’objet a et semblant phallique. Le 23 juin 1982, il a abordé signifiant et semblant, puis logique et semblant, vérité et semblant, paranoïa et semblant, sujet, réel et semblant, et bombe atomique et semblant. Il faut respecter les semblants.

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Un choix de textes

« Des semblants dans la relation entre les sexes » (1992), La Cause freudienne n° 36 : JAM aborde le semblant plus particulièrement côté féminin. La femme n’existe pas. D’où le masque de rien qu’affectionnent les femmes. Le semblant a fonction de voiler le rien.Être le phallus implique une réduction de l’avoir de l’Autre au semblant. Il commente Médée, la vraie femme, puis Madeleine (Gide),La femme pauvre de Léon Bloy. Il distingue semblant du côté homme (en lien à l’avoir) et du côté femme (manque). Chez la femme à postiche, le paraître est essentiel, il paraît comme de sa propriété. Il distingue le postiche lacanien, un semblant qui s’avoue être un semblant. Il aborde le cynisme féminin. Il termine sur fin d’analyse, identification au symptôme, et semblant.

« Lacan avec Joyce » (1996) (La Cause freudienne n° 38)
Une lecture en Séminaire des textes de Lacan sur Joyce.

L’appareil à psychanalyser (1997), Quarto n° 64
JAM parle du réel et du semblant, du sens dans l’expérience analytique. Puis il aborde le symptôme, le plus réel dans l’expérience analytique. Le dernier enseignement de Lacan, qui est animé par l’antinomie du réel et du sens, s’est spécialement accroché à la question du symptôme. Le symptôme est un phénomène de croyance. Lacan va essayer de voir si le symptôme peut s’élever à l’état de ce qui ne cesse pas de s’écrire. Cf. Inhibition, symptôme, angoisse. Le symptôme est la forme que prend l’exigence pulsionnelle en tant qu’elle ne cesse pas de se faire entendre, et qu’elle ne cesse pas de se satisfaire. Lacan parle de varité du symptôme, c’est-à-dire d’une vérité variable au niveau du déchiffrement du symptôme, mais qu’il y a tout de même un noyau du symptôme, qui est une simple lettre qui se répète dans le réel. Ce que l’on aime foncièrement chez quelqu’un, c’est son symptôme, c’est-à-dire la façon dont lui-même traite l’absence du rapport sexuel. Chacun a pour partenaire un symptôme, un mode-de-jouir. Il s’agit de savoir y faire avec. On ne s’en débarrasse pas, au sens où c’est ce qu’il y a de plus réel pour chacun.

La psychanalyse, la cité, les communautés (1997) (Tabula n° 2) :
JAM fait référence à Inhibition, symptôme, angoisse. Il parle du symptôme comme d’une satisfaction substitutive. Il évoque réel, jouissance et semblants, puis signifiants, idéaux et semblants. Lacan a posé que le père est un semblant, et on peut s’en passer, à condition de s’en servir. Il aborde le thème schizophrénie semblants puis : tout le monde délire. Cela relativise le Nom-du-Père, l’Œdipe. Puis il aborde plus-de-jouir et semblants. Lacan l’appelle sinthome. Il reparle de Searle, de l’ordre social et des semblants sociaux.

Politique lacanienne 1997-98, 1998-99 ;« Un divertissement sur le privilège » (7 avril 1999), Letterina Archives n° 7, ACF-Normandie
JAM y aborde la question des semblants et du réel, et aussi le partenaire-symptôme.

« Le Séminaire de Barcelone sur le symptôme », Le partenaire-symptôme
Important apport sur le symptôme à partir d’Inhibition, symptôme, angoisse

Conclusion des Leçons du sinthome (Journées ECF 2005)
Important apport sur le sinthome.

Intervention aux Journées de l’ECF 2008 (Présentation du thème des Journées de l’ECF 2009)
JAM pose que la levée du symptôme n’est jamais complète. Freud soulignait la persistance des restes symptomatiques. D’où la notion du sinthome, qui élargit le concept de symptôme. Le sinthome, à la différence du symptôme, n’est jamais levé. Dans quelle mesure le sinthome autorise ou non un sujet à se poser comme analyste ? Le symptôme est une formation de l’inconscient, de part en part signifiante. Le sinthome n’est pas une formation de l’inconscient, il inclut le réel. Au niveau du réel, pouvons-nous donner au psychanalyste un statut qui ne soit pas seulement de semblant ? Il y a lieu de vérifier, dans la procédure de la passe, par quelle voie singulière la réalisation signifiante du psychanalyste, pris un par un, s’est accointée pour eux à une révélation de fantasme. Quelle incidence comporte cet événement sur le sinthome ? Quelle nouvelle trajectoire de jouissance peut se tracer à partir de là ?

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De Lacan, pour le semblant, on se reportera en premier lieu au Séminaire XVIII, D’un discours qui ne serait pas du semblant, Paris, Seuil ; et pour le sinthome au Séminaire XXIII, Le sinthome, ainsi qu’aux textes sur Joyce. Et d’une manière générale, au dernier et tout dernier enseignement de Lacan, notamment les Séminaires … ou pire et Les non-dupes errent. Des textes plus du premier Lacan auront aussi leur intérêt : « La chose freudienne » (sur le pupitre), « Le Séminaire sur La lettre volée », Séminaires et textes qui portent sur le vase renversé, « La signification du phallus », « Discours à l’EFP », « Radiophonie », « Lituraterre », « L’étourdit », « Télévision », « Ou pire », son intervention à La grande Motte, « Note italienne », « Préface à L’éveil du Printemps », « La Troisième », ses interventions à Yale, avec les étudiants à Massachussets, sa conclusion du Congrès EFP 1978. Et cætera…

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